HAUSSE DES TAUX INTERÊT – LUTTE CONTRE l’INFLATION – ZONE EURO

https://www.boursorama.com/bourse/actualites-amp/bce-le-prix-de-la-stabilite-des-prix-06422abcfe45fc13012402a3975cf843

CALCUL DE L’INFLATION

Les données sont actuellement publiées en base 2010.

Depuis 1980, cinq bases se sont succédées : la base 80, la base 95, les bases 2000, 2005 et 2010.

Autrement dit, quand une base montre une trop forte hausse des indices, la BCE change de base, et elle change même la composition du panier qui est sensé valoir n’importe quelle base puisque BASE = 100

Prenons un exemple : si la BASE 1980 = 150 en 1994 :

  • La BCE remet les compteurs à 100 en 1995, puis en 2000, puis en 2005 et puis en 2010 ;
  • Entre-temps, la BCE ajoute, retire ou minimise des postes de consommation « gênants » du style : prix de l’immobilier, loyers, énergies, tabac, taxes, impôts et redevance, antiquités et œuvres d’art, …
  • Elle accorde un poids trop important aux produits manufacturés qui changent régulièrement de volume (downsizing), d’ingrédients (compléments inutiles, additifs de toutes sortes) et même de pourcentage de matières premières (eau dans les produits surgelés), …

Et donc, l’inflation officielle dépasse rarement « l’objectif des 2% annuels ».

En effet, il suffit de changer de base et de panier pur faire disparaître l’inflation.

Personne n’est capable de reconstituer les vrais taux d’inflation.

De plus, les taux d’inflation officiels sont « harmonisés » en fonction du poids des économies nationales.

Or, EUROSTAT publie plusieurs indices par secteurs (denrées alimentaires, prix des logements, traitement des fonctionnaires, …) et par pays qui montrent que, même en prenant des bases supérieures à 2014 (par exemple : BASE 2015 = 100), les indices de prix sont loin d’être comparables et convergents :

  • Denrées alimentaires : les indices d’avril 2026 sont donc officiellemen très faibles partout en Europe (entre 101 et 102) sauf dans les pays où la nourriture est la plus saine (Portugal, Roumanie) et autres pays non-euro (Islande, Kosovo) ;
  • Logements : en 2025, les indices par pays pouvaient varier de 116 (Italie) à 249 (Bulgarie) ou même à 221 (Irlande), 258 (Lituanie) et 165 (Luxembourg) contre 127 (France), 153 (Allemagne) et 145 (Belgique).

En clair, ces indices sont calculés d’ordre et pour compte de la BCE et de l’Union Européenne.

Ils « oublient » que l’une des  fonctions principales d’une monnaie est sa Fonction de Réserve et ses Honctions de Crédit et de Capital.

REPRISE DE L’INFLATION DEPUIS 2020 ET SURTOUT DEPUIS 2026

Cette reprise de l’inflation est officieuse puisque ce sont les énergies et les matières premières qui ont explosé, et ces postes ne sont pas intégrés correctement dans les indices officiels.

La preuve ?

L’inflation officielle est quasiment stable.

LE DÉSASTRE DE CETTE POLITIQUE DES TAUX D’INTERET.

Pour lutter contre l’inflation, la plus mauvaise politique, c’est justement de tuer les investissements et les entreprises car, à défaut de productions domestiques, cette politique conduit à des importations massives en provenance de pays dont les investissements industriels sont sous-utilisés, faute de demande domestique.

C’est le cas de la Chine où les citoyens refusent d’acheter parce qu’ils n’en n’ont pas les moyens ou tout simplement parce qu’ils préfèrent économiser pour faire face à leur minimum de retraite future et faire face aux mauvais jours à venir.

En effet, en Chine, en Afrique et dans de nombreux pays, les parents ne peuvent plus compter sur le soutien de leurs enfants pour subvenir à leurs besoins minimalistes dès que la maladie et la vieillesse nécessite une  retraite.

Ils ont moins d’enfants, et ceux-ci sont de plus en plus appauvris par la spéculation financière.

Donc, ils consomment le moins possible.

Ils épargnent.

CETTE POLITIQUE DES « TAUX SUICIDAIRES » A TUE L’AMERIQUE

Paul VOLCKER, sous-secrétaire du Trésor (1963-1965), puis Président de la Federal Reserve Bank (1979-1987), a porté les taux d’intérêt de 11,2% à 20% (1979 – 1981) a été le père d’une récession mémorable.

Et pourtant, les médias et les économistes je considèrent comme «  le grand vainqueur de la stagflation », une croissance réelle (prix constants) soit-disant égale à zéro..

En réalité, il a tué tout le merveilleux tissu industriel des Etats-Unis (hors armement) au point que la balance des biens est devenue de plus en plus déficitaire malgré un quasi-doublement de sa population (de 180 millions en 1960 à 340 millions en 2024).

En « donnant » des emplois et des salaires décents à une population en croissance, les Etats-Unis auraient dû augmenter leurs investissements domestiques dans l’agriculture, dans les biens de consommation et dans les biens industriels.

Au lieu de cela, les gouvernements américains ont permis à leurs entreprises et à leurs grands distributeurs (alimentaires et biens d’équipement des ménages) de délocaliser leurs productions dans les pays à bas salaires.

Aujourd’hui, ils sont en concurrence déloyale avec leurs anciens sous-traitants.

A noter que tous les pays du G7 ont copié et accéléré ce processus depuis le début des années 1980.

Le résultat ?

Le voici.

LA MECANIQUE DE DISPARITION DE NOS FOYERS DE CIVILISATION

Plus les importations dans les pays du G7 augmentent, plus la situation économique et financière de ces pays se dégrade.

Cette régression des pays du G7 est réelle : il suffit de déduire les Deltas de Dettes Nationales des Deltas de Productions Nationales : ∑ (Δ PNB – Δ DETTE PUBLIQUE) sur trente ans (1995 – 2025).

Nous ne sommes  ni  en « stagflation » ni en « récession » mais bien dans une phase plus inquiétante de Disparition de nos Foyers de Civilisation Occidentale et Japonaise.

En face des pays du G7, les pays sous dictature militaire soutenant une politique expansionniste n’offrent pas un avenir plus serein : certes, les armes qu’ils produisent créent des PNB mais elles sont destinées à êtres détruites dans des guerres ouvertes et larvées.

De plus, dans ce domaine, l’obsolescence est très rapide face aux nouvelles armes et tactiques.

Cette mécanique détruit donc des emplois, des revenus et des vies sans créer des patrimoines corporels utiles et durables.

EUROSTAT SUIT ATTENTIVEMENT L’EVOLUTION DE LA PAUVRETE PAR LE « TAUX DE RISQUE DE PAUVRETE »

« Le taux de risque de pauvreté est défini comme la part des personnes ayant un revenu disponible équivalent (après transferts sociaux) inférieur au seuil de risque de pauvreté, fixé à 60 % du revenu disponible équivalent médian national après transferts sociaux.

Il ne s’agit pas d’un indicateur de richesse ou de pauvreté.

Il se contente d’offrir un point de comparaison des bas revenus par rapport aux revenus des autres habitants d’un pays donné.

Un tel revenu n’implique toutefois pas forcément un niveau de vie moindre ».

Autrement dit : de plus en plus de résidents risquent de ne même pas avoir un revenu de 60% du revenu disponible médian (50% ont plus, et 50% ont moins) malgré les transferts sociaux :

  • 16,3% au sein de l’UE-27
  • 16,9 % au sein de la Zone Euro (21 pays)
  • 10,9% en Belgiqte
  • 19,5% en Espagne
  • 22.6% en Lituanie
  • 14,8% a Luxembourg
  • 16.3% en France
  • 16,1% en Allemagne

https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tespm010/default/bar?lang=fr

CONCLUSIONs : POURQUOI CES POLITIQUES DE « STOP AND GO » ?

Régulièrement, les banques centrales dans tous les pays prétendent appliquer des politiques de taux directeurs, tantôt laxistes (taux bas), tantôt « répressives » (taux élevés).

Nous venons de prouver que ces politiques sont suicidaires, au point de menacer les grandes valeurs de notre Philosophie Humaniste, basée sur les valeurs hellénistiques du Culte de la Diversité (bien plus positif que le Respect de la Diversité.

Autrement dit, nos Sociétés (G7) ne respectent même plus les droits essentiels de tous les citoyens, sans aucune exception : le Droit de Subsistance (vivre dignement) et le Droit à l’Existence (volonté de progresser).

Et pourtant, ils appliquent ces « politiques suicidaires » : pourquoi ?.

En clair, cette « politique suicidaire » répond à des conflits d’intérêt entre les plus gros acteurs économiques et financiers :

  • Les Top-20 des banquiers commerciaux défendent une politique de taux directeurs élevés à condition de pouvoir se refinancer discrètement à des taux préférentiels auprès de leurs banques centrales nationales.
  • Les Top-5 des assureurs défendent ces mêmes politiques de taux directeurs élevés parce qu’ils placent plus des deux tiers de leurs collectes à moyen et long terme (fonds de pension, fonds d’investissement) dans les Bons Etat.
  • Les multinationales défendent les politiques de taux élevés pour éviter toute concurrence avec les producteurs nationaux à condition de pouvoir se refinancer discrètement à des taux préférentiels auprès des banques commerciales du Top-20.

Bien sûr, ces intérêts peuvent être eux-mêmes contradictoires :

  • L’alliance entre les assureurs du Top-5 et les multinationales est devenue évidente pour des taux raisonnables car ce sont les assureurs qui choisissent les Top-Managers de ces grandes entreprises, publiques et privées, nationales et internationales. Elles comptent donc énormément sur des politiques de dividendes plantureux grâce à leurs « hommes de paille ».
  • La grande distribution se finance par contre sur le dos des producteurs et les défend parce que ce sont des esclaves corvéables à merci tandis que les importations sauvages permettent de mieux « contrôler » leurs prix d’achat et surtout leurs marges (apparentes et cachées).

Et tous ces conflits d’intérêt concentrent leurs revendications au détriment des peuples.

  • Les grandes victimes du système de « la mondialisation heureuse » et de la « financiarisation (indispensable) de l’économie » sont bien sûr les artisans et les entreprises typiquement nationales : TPE, TPI, PME, PMI, ETE, ETI…
  • En conséquence, tout le système actuel est appliqué avec une froideur et une rigidité effrayante pour « arbitrer » les intérêts de ce « beau monde » au point que, désomais, la Commission négocie et signe de plus en plus de traités « en toute discrétion » en se passant du vote du Parlement Européen.

La « liberté pour quelques-uns a été « écrite » dans le marbre des traités européens : un peu comme « La Table de Moïse ».

En Europe, et surtout au cœur de l’Europe (la Zone Euro), c’est la Haute Finance qui a « écrit » tous les traités pour imposer ses pouvoirs au sein du Conseil Européen et de la Commission (son organe d’exécution) au point que le Parlement Européen n’est véritablement « autorisé » à ne voter que des décrets d’exécution.

Nous devons donc revoir les Traités de Maastricht et tous les autres traités dans les plus brefs délais car la gestion de nos monnaies et de « notre Europe » est calamiteuse.

https://livres.bookelis.com/documents/74056-L-EUROPE-SOUS-TUTELLE.html

error: Content is protected !!